Refus de médication.

Schizophrénie et traitement.

 

La plupart des patients ne prendraient pas leur traitement.

 

Source : La voix au féminin - novembre 2010.

 

Les psychiatres estiment que plus de la moitié de leurs patients atteints de schizophrénie (53%), une maladie mentale, ne prennent pas ou seulement partiellement leur traitement.»

 

Présentée au Congrès de l'International Early Psychosis Association (IEPA) qui s'est déroulé lundi 29 novembre à Amsterdam (Pays-Bas), cette étude met en relief la dangerosité de ce manque d'adhérence au traitement, précisant que ces patients sont 5 fois plus enclins à rechuter que les patients traités.

 

Réalisée auprès de plus de 4.500 psychiatres originaires de 36 pays de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique, cette étude met en avant le fait que les médicaments antipsychotiques représentent le traitement le plus efficace pour lutter contre la schizophrénie.

Toutefois, plus de la moitié des patients atteints de schizophrénie ne prendraient pas leur traitement. Les chercheurs estiment ainsi que les patients concernés seraient sujets à des cas de rechutes et d’hospitalisations fréquentes.

 

"Dans les cas de rechutes fréquentes et d'hospitalisation, les malades peuvent se retrouver de plus en plus isolés et rencontrer plus de difficultés à trouver et conserver un emploi. Cela peut aussi entraîner une tendance accrue envers les actes de violence comme les suicides et les homicides", concluent les principaux auteurs de l'étude.

* * *

 

Un constat qui n’est pas un scoop.

On est tous confronté à cette difficulté d’absence de traitement de la part de nos malades.

Mais personne ne se pose la question du pourquoi.

Et qui demande au malade quelle est sa raison profonde de ne pas se soigner malgré sa souffrance.

 

Le malade est le plus souvent en déni de maladie, et c’est culturel.

Lorsque l’on entend des voix, comment les remettre en cause ?

Lorsque l’on perçoit  visuellement, comment ne pas y croire ?

Lorsque l’on se sent imprégné de perceptions intériorisées, comment peut-on en faire fi ?

 

Famille, face à votre malade, ne faites plus les questions et les réponses, donnez-lui la parole. 

C’est en posant des questions à nos souffrants que la réponse devient claire.

 

Mes deux fils jumeaux sont dans cette maladie :

 

L’un «positif» avec des hallucinations visuelles et auditives.

« Je ne suis pas malade, c’est le là-haut, qui me parle et qui me montre. Il y a tout un réseau, celui du diable, qui me persécute car je suis l’élu avec pour mission divine… Et les ennemis de Dieu me persécutent. » (Il y a 2000 ans on a eu le même.)

Mais quand tu prends tes médicaments, tu vas malgré tout un peu mieux.

« Là-haut, ils savent lorsque je les prends et ils arrêtent de me persécuter pour me faire croire que c’est une maladie, d’ailleurs les médicaments que l’on me donne sont des faux, tous de connivence »  

 

Mon second est négatif intériorisé mystique, il est « adhérent » d’une secte apocalyptique new-âge, secte qui a réponse à tout.

« Pas malade non plus : on lui a appris que c’est son karma (vies antérieures)  qui est la cause de son mal-être. »

 

L’exemple ne peut venir que de vous.

Religieux et croyants, démystifiez vos têtes de gondoles.

De même, donnez un neuroleptique au Pape, le prendrait-t-il ? Et pas davantage si la psychiatrie avait existé du temps de Bouddha, Jésus-Christ, Mahomet, Jeanne d’Arc...

 

Ne vous étonnez-donc pas que la prise de médicament est, pour eux, un leurre et sont donc en déni de maladie et rétifs à tout traitement.

Et dont certains, non-soignés, peuvent se sentir « cernés par les forces du mal » et quelques fois peuvent devenir violents.

Et pour ceux-là une nouvelle loi pour les isoler du reste des bien-pensants.

 

Sortons de cette irréalité permettant de faire de la prévention à tous les jeunes sur ce que sont les manifestations hallucinatoires au lieu d’en faire une « culture religieuse » intouchable.

 

Je compte sur vous pour n’en parler à personne, attendons que la terre devienne ronde.

 

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