Rien compris.

 

Folie: deux mille ans, toujours rien compris.

Vous nommez encore cette maladie «folie» et cette citation ne vous contredira pas :

Mark Twain (1835-1910) auteur des Aventures de Tom Sawyer : «La religion a été inventé lorsque le premier escroc a rencontré le premier fou.»

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/23976290-f5a8-11e4-bb1f-074820583190

La médecine fait des progrès, sauf pour les dérèglements graves de la psyché.

C’est le constat d’Andrew Scull dans son histoire culturelle de la folie.

Il y avait une idée, au moins une, sur laquelle on croyait pouvoir s’accorder: celle selon laquelle le progrès médical a rallongé notre espérance de vie en bonne santé. Sauf qu’apparemment, ce n’est pas vrai: pas pour tout le monde. Les personnes souffrant de troubles psychiques graves vivent 10 à 25 ans moins longtemps que le reste d’entre nous. Apparemment, cette situation s’aggrave à un rythme accéléré. «Sur ce plan, nous semblons être en train de régresser», note Andrew Scull.

Pour les Hébreux, la folie est une punition divine: elle frappe ceux qui ont offensé Yahvé. Pour les Grecs aussi, la maladie mentale a une origine surnaturelle – à moins qu’elle ne soit due aux déséquilibres entre les fluides du corps, ou aux errances de l’utérus dans les entrailles, qui cause ce qu’on appellera «hystérie». Pour la chrétienté médiévale, la folie punit un péché. Puis, à partir du XIe siècle, l’Occident redécouvre le savoir des anciens Grecs grâce aux Arabes, qui l’ont conservé, et s’ouvre à une compréhension du trouble psychique comme un symptôme qu’on peut soigner.

C’est en suivant le modèle musulman que l’Europe entreprend alors de placer quelques-uns de ses fous dans les premiers hôpitaux.

Pendant ce temps, les savants et le peuple s’accordent pour dire que certaines folies relèvent de la possession diabolique, alors que d’autres ont leur cause dans le corps: l’éclectisme règne.

Bonne synthèse historique sur la schizophrénie.

Mais l’on n'est pas prêt d'évoluer car la prévention -à tous les jeunes- par l’explicatif des symptômes hallucinatoires d'entrée dans la maladie n'est pas à l'ordre du jour.

Qui parle ? Qui montre ? Cette relation avec les cultures religieuses. 

Que les acteurs médicaux, politiques et religieux se mettent autour d'une table et définissent les différences  entre les relations dites «mystiques» venant de l'au-delà : contacts prophétiques, apparitions, voix intérieures d'avec les manifestations hallucinatoires psychotiques, qu'elles soient visuelles, auditives, de sensations intérieures... ?

Alors que les notices des antipsychotiques Zyprexa et Abilify sont explicites :

«…est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir, sentir les choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées.» (1)

Prophètes et schizophrènes hallucinés, manifestations communes dont l’origine est l’unique maladie celle des hallucinés et illuminés de leurs délires, mais la société n’est pas prête à le reconnaître, y compris chez la majorité des parents qui ont des enfants soumis à ce désastre ; comme s’ils préféraient rester dans le fixisme de leurs croyances que d’aider leurs malades à comprendre et à s’en sortir.

Sur la bonne voie, certainement, la liste des «Facebook» et «Twitter» où je suis banni est bien longue notamment chez ceux qui défendent la religion et plus  Alors restons silencieux et restons les dégâts collatéraux des religions et des sectes.

=> Docteur Fred psychiatre : Pourquoi  la Religion.

(1) A moins que pour les croyants les notices médicamenteuses mentent, alors n’aller plus chez votre docteur, la S.S. s’en portera mieux, allez prier pour guérir.

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Schizophrénie croyances religions

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